insertion socioprofessionnelle des handicapés

07.01.2010 | insertion socioprofessionnelle des handicapés

L'association " VIVRE PLUS FORT ", que je préside,  a vu le jour au début de l'année 2004.  Le siège de notre ONG est situé à l'angle de l'avenue Cheick Houmed et le boulevard de Gaulle. Elle compte 500 adhérents dont 40% de femmes, 45% d'homes et 15% d'enfants et dispose des représentants dans les cinq districts de l'intérieur.

Elle dispose d'un siège d'une superficie de 800 m2 offert par le Président de la République M. Ismaïl Omar Guelleh. (Elle devra être réhabilitée très prochainement sur instruction du Président de la République dans le cadre du séminaire de réflexion sur l'action gouvernementale). 

Le handicap prend trop souvent la forme de la relégation et de la stigmatisation. A cela s'ajoute l'exclusion renforçant la marginalisation de la personne et de son entourage familial. Notre société ne veut pas regarder la réalité du handicap (moteur, auditif, visuel, mental) en face. Cette situation est insupportable. Nous devons reconnaissance et visibilité aux personnes handicapées qui doivent trouver toute leur place dans la société.

Ces personnes ne demandent aucune condescendance, aucune pitié ; elles aspirent simplement : à vivre comme tout un chacun, dans la dignité, à disposer des mêmes droits. Avec l'association " VIVRE PLUS FORT ",  elles luttent d'abord pour obtenir le droit de bénéficier de l'égalité des chances sans subir aucune discrimination. Notre ONG milite pour une meilleure accessibilité des transports en commun et pour les personnes lourdement handicapées qui ne peuvent pas utiliser le transport en commun.

L'accès aux lieux publics est emblématique d'une société qui a fait le choix de la reconnaissance des personnes handicapées. Les écoles, les maisons de la culture, les commissariats, les postes, les banques, les agences pour l'emploi, les organismes de sécurité sociale, les mairies, les ministères doivent être exemplaires dans ce domaine. 

Les personnes handicapées ou non " naissent libres et égales en droit ". Est-ce la réalité d'une personne en fauteuil roulant ne pouvant accéder à une salle d'audience. D'une personne sourde d'audience. D'une personne sourde ne pouvant communiquer avec un magistrat. D'une personne aveugle priée de signer devant le juge un document qu'elle ne peut lire. Et quels sont les droits effectifs des personnes handicapées mentales. 

Nous allons jeter les bases d'une réflexion, mener des actions, créer des événements, prendre la mesure de l'exclusion actuelle des personnes handicapées du système judiciaire et du droit. Nous voulons dire que cette exclusion n'est pas le fait du handicap, qu'elle n'est pas une fatalité. L'accès au droit est possible et doit devenir une réalité pour tous. Il existe des solutions, des compensations à chaque situation.

C'est le rôle de l'Etat de rendre accessible ses institutions. C'est notre rôle de citoyens de nous rassembler pour la défense de ceux d'entre nous qui ne sont pas entendus.  Après un constat international du non respect des droits des handicapés surtout dans les pays en voie de développement où 80% d'handicapés y vivent soient 512.000.000 personnes handicapées, les Nations- Unies ont élaboré, à la fin de l'année 2006, la convention internationale des droits des personnes handicapées que notre pays vient de la ratifier, le 21 avril 2009 en conseil des ministres.

Cela témoigne combien le Président de la République M. Ismaïl Omar Guelleh est très attaché au respect de l'intégralité des droits de l'Homme. 

Pour conclure, je tiens à remercier sincèrement à la Ministre de la promotion de la femme, du bien être familial et des affaires sociales, Mme Nimo Boulhan Houssein qui a entrepris des actions positives pour le développement des handicapés que je ne pourrais résumer ici. Par ailleurs, je ne manquerais pas de remercier l'ambassadeur des Etats - Unis d'Amérique qui a financé cet atelier et cela témoigne, M. l'ambassadeur, combien la cause des handicapés  vous est chère.

 

 

Non à la discrimination ! 

Mercredi dernier au palais du peuple, il était question des droits des handicapés lors de l'atelier de sensibilisation organisé par l'association "Vivre plus fort " et placé sous le patronage du Ministère de la Promotion de la Femme, du Bien- Etre Familial et des Affaires Sociales. La ministre Nimo Boulhan Houssein et le président de l'ONG initiatrice, Abdoulkader Yacoub Mahamoud, ont prononcé des discours aux termes évocateurs en guise d'ouverture de séance. Notons que la tenue de l'atelier jouissait du soutien de l'ambassade des Etats-Unis à Djibouti. 

Rappelons que les intervenants ont abordé un sujet sensible et relatif aux conditions de vie des personnes qui vivent avec un handicap moteur. L'handicap n'est nullement une fatalité, encore moins une malédiction divine comme l'a si bien souligné la ministre Nimo Boulhan Houssein. Ces quelques mots sont allés droit aux cœurs des principaux concernés. On en tire une leçon majeure : il appartient  aux différentes composantes de la communauté nationale de dépasser les clichés réducteurs qui continuent de stigmatiser les handicapés.

Pour cause, ceux-ci font partie intégrante de la société. Les unes et les autres doivent y avoir leur place. Ceci pour dire que Djibouti a réalisé des efforts dans ce sens. Citons l'exemple du Centre pour la Protection de l'Enfant  qui dispense un enseignement spécialisé à plus d'une centaine d'enfants malentendants dont les plus anciens sont aujourd'hui en 5e année de l'enseignement de base.

Ajoutons qu'au cours de l'année scolaire en cours, ce  même centre a mis en place une formation de broderie et en couture à des jeunes filles malentendantes sous l'impulsion de la Première Dame de Djibouti, Mme Kadra Mahamoud Haid.

L'initiative est louable. Elle soulève la pertinence d'un élargissement de la couverture des besoins spécifiques des handicapés. Le défi est de taille. Celui-ci concerne l'ensemble des acteurs de la société djiboutienne. Stop donc aux discriminations envers les personnes handicapées et que chacun contribue au bien-être de cette frange vulnérable à son niveau.

09:40 Publié dans Action humanitaire | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Tags : handicaps, droits, légalisations